• La démocratie est un fléau

     

    Mais enfin, qu'ont-ils fait nos ancêtres ?!

    Ils se sont battus pour obtenir, que dis-je, arracher des droits civiques, des libertés. Y a même eu des guerres, des morts !

    Et nous, on se retrouve à devoir assumer ce lourd héritage.

    Alors qu'on n'a rien demandé, nous !

    Tout ce qu'on veut, c'est se la couler douce, consommer sans se poser de questions tout ce qu'on nous propose.

    Au lieu de ça, à cause de nos vieux, nous voilà forcés de réfléchir à qui nous sommes, à quelle société appartenir, à quels dirigeants choisir, à quels valeurs donner la priorité...

    C'est chiant !

    Le pire, c'est que quand l'on dit ça à nos vieux pas trop lointains, ils n'en ont plus rien à foutre !

    Démerdez-vous, les jeunes !

    Ils sont trop occupés à consommer sans se poser de questions tout ce qu'on leur propose.

    Mais on veut faire comme vous les vieux, nous les jeunes ! On ne veut pas avoir à penser à notre avenir et à celui de la planète. On ne veut pas avoir à défendre nos droits, c'est trop de réflexion et de boulot !

    Franchement, disons-le clairement : la démocratie, c'est un fléau.

    La démocratie n'apporte que des ennuis. Elle complique tout.

    On doit choisir des chefs, et après ça nous retombe dessus.

    On doit remettre en question notre mode de vie.

    On doit penser aux autres.

    C'est chiant !

    La démocratie, c'est le bazar.

    Trop de gens peuvent donner leur avis. Trop de gens ont le droit de penser.

    C'est ingérable.

    Préférez une bonne dictature : on vous dit qui être, quoi faire, quoi penser.

    C'est bien plus reposant.

    Pas besoin de voter, de comparer des candidats.

    On n'est plus responsable de rien, on se laisse porter. Quelqu'un sait mieux que nous, quelqu'un sait pour nous.

    Plus besoin de savoir. Plus besoin de comprendre. Plus besoin de lire ! Plus besoin de penser.

    Le rêve.

    Juste à se la couler douce et consommer sans se poser de questions tout ce qu'on nous propose.

    Le rêve, vous dis-je.

    Mais... Je suis optimiste.

    Quand j'observe autour de moi, je souris. Car je crois qu'on y vient, doucement.

    La dictature, le plus doux des conforts, le meilleur repos de l'esprit.