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    Trouver sa moitié, c'est, semble-t-il, la recherche ultime dans une vie.

    Qui n'a pas besoin d'amour, dans ce bas monde ?

    Personne.

    Dès la naissance, nous cherchons la présence des autres.

    Puis plus tard, nous cherchons la présence de L'autre.

    LA personne qui viendra nous apporter tout l'amour auquel nous aspirons.

    Celle qui viendra nous compléter.

    D'où l'idée de trouver son " âme soeur ".

    De trouver sa " moitié ".

    Ok, c'est très beau, tout ça.

    Moi aussi, j'ai besoin d'amour, du matin au soir.

    Besoin d'en donner, d'en recevoir.

    Mais... Moi, je n'ai pas envie de trouver ma " moitié ".

    Je suis déjà entier !

    Je suis déjà MOI.

    Il ne me manque pas de morceau de moi.

    Je crois que pour vivre pleinement l'amour, un amour pur, sain, il faut d'abord se suffire à soi-même.

    Cette personne que nous cherchons tous, elle ne peut porter la responsabilité de notre bien-être.

    Si on l'écrase de cette charge, non, ce n'est pas de l'amour.

    Partager son quotidien avec quelqu'un, c'est s'apporter l'un à l'autre tout cet amour dont nous avons besoin, sans promesses, sans garanties.

    L'amour, c'est tout sauf des promesses et des garanties.

    L'amour se vit chaque seconde, se construit, se sublime.

    Il ne saurait suivre la moindre règle.

    Alors, rechercher sa " moitié ", je trouve ça étrange.

    Etrange de s'en remettre à quelqu'un, de faire porter une telle charge sur les épaules.

    C'est le meilleur moyen de gâcher l'amour.

    C'est le meilleur moyen d'être malheureux.

    C'est le meilleur moyen de rendre L'autre malheureux.

    Moi, je suis amoureux. Je ne demande rien à ma chérie. Rien. Elle ne me doit rien.

    Je ne lui dois rien.

    On aime se retrouver au quotidien, on aime vivre ensemble.

    Parce qu'on en a envie. Parce qu'on est bien.

    Parce que TOI et MOI, sans promesses, sans garanties, on est bien.

     

     

     


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    Qui ne recherche pas l'épanouissement ?

    Se lever le matin, serein, léger.

    Pas invincible.

    Juste sûr d'être parfaitement soi-même, en harmonie avec le monde et avec les autres.

    Il n'y a pas d'âge pour être épanoui.

    L'épanouissement n'est ni passé, ni futur.

    Il doit être immédiat.

    Il faut le débusquer, là, tout de suite.

    Jamais trop jeune, jamais trop vieux.

    Chaque âge recèle des trésors.

    Chaque âge offre des nouvelles perspectives.

    Ne considérons pas que le bonheur est passé, emporté en même temps que nos jeunes années.

    N'attendons pas que le bonheur frappe à notre porte en vieillissant, enfin récompensé de longs efforts.

    Hier, c'est trop tard.

    Demain, c'est plus tard.

    Aujourd'hui, c'est parfait.

     

     


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    Tu sais, fumeur, je ne te parlerai même pas de ta santé. 

    Chacun fait bien ce qu'il veut. Nous sommes tous trop ou pas assez. Chacun son parcours,  chacun son vécu.

    Chacun ses tics, ses tocs, ses excès, ses obsessions.

    Chacun ses tares, chacun ses errances.

    Mais j'avoue, fumeur, que je ne te comprends pas. Et je ne te comprendrai jamais.

    Ta cigarette pue, elle est sale. Sa fumée dérange.

    Mais tu fumes quand même au nez de tes propres enfants, quand ils jouent au jardin - d'enfants.

    Et comme en plus, tu es paresseux et égoiste, tu trouves le moyen de laisser tes mégots par terre. 

    Il n'y a pas plus pollueur que toi, fumeur. Ta cigarette devient un déchet toxique qui met des années et des années à disparaitre.

    Ce déchet toxique qui finit dans la main, voire dans la bouche de mon fils de 1 an, parce que tu n'as pas voulu bouger ton cul de fumeur vers une poubelle. 

    Il n'y a pas plus complice que toi dans la dégradation de la planète. Tu auras beau trier tes déchets et rouler en vélo, si tu jetes ton mégot dans la nature, tu es le pire d'entre nous.

    Tu sais, fumeur, tu pourrais fumer chez toi, entre tes murs. Laisser tes mégots au pied de ton canapé, de ton lit, de ta baignoire. 

    Tu ne dérangerais personne.

    Mais je crois que tu aimes déranger les autres avec ta cigarette. Peut-être une manière d'exister face à eux.

    Alors, fumeur, laisse-moi te déranger aussi, avec ma diatribe accusatrice. 

    Tu sais, fumeur, au fond je t'aime bien. J'aime ton geste stylé quand tu tires sur ta cigarette. Ce côté Rock n'Roll dans ton attitude.

    Mais fais ça chez toi, seul ou entouré de gens qui fument aussi ou ne sont pas dérangés par ta fumée. 

    Et garde tes mégots.

     

     

     

     


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    Moi ce que je préfère dans les jours fériés, c'est que les grands magasins sont quand même ouverts.

    Bon, ils ne font pas d'efforts les 25 décembre, 1er janvier, 14 juillet, 1er mai... Un peu feignasses sur les bords quoi.

    Mais ils assurent le reste de l'année, ouf.

    Que c'est bon, oui que c'est bon d'aller emmerder les vendeurs ( ou vendeuses ) et les caissières ( ou caissiers ! ), quand toi tu n'es pas au boulot car c'est férié.

    Toi tu bosses pas, tu prends le temps, eux ils sont au taquet. Jouissif.

    Tu me diras, ils n'ont qu'à faire un autre boulot, hein.

    Que c'est bon de se bousculer dans les rayons, parce que tout le monde a eu la même idée.

    On se retrouve tous là, c'est un lieu de vie incomparable.

    Bien plus sympa que d'aller se balader à la campagne. C'est toujours pareil les arbres.

    En plus, un arbre, ça vend que dalle.

    C'est triste la campagne : aucun panneau publicitaire.

    Aucun " -30% sur les brosses à chiotte ! "

    Et puis, se balader à la campagne, il y a le week-end pour ça.

    Aller faire les magasins un mardi, ça n'a pas de prix.

    Enfin si, ça a un prix, et soldé !

     


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    La vie est dure pour un automobiliste : il faut regarder les panneaux, les comprendre, s'arrêter au feu, au stop. Respecter les limitations de vitesse. Regarder dans son rétroviseur. Faire attention aux cyclistes. Faire attention aux piétons.

    Oui, ceux-là, ce sont les pires pour un automobiliste.

    Ils sont lents. Parfois ils traversent les routes. Sans même courir ! Ils marchent. Lentement.

    Aujourd'hui, j'ai fait partie de ces sales piétons qui osent mettre un pied sur la route sacrée de l'automobiliste-roi.

    Pire encore, j'avais avec moi une poussette, avec deux marmots dessus.

    Ce qui me rendait encore plus lent qu'un piéton classique.

    Quand on pousse une poussette ( forcément ), on se rend compte des nombreux trottoirs défoncés, pas droits, ou encore obstrués par des voitures mal garées et des poubelles.

    Alors on va volontiers sur la route.

    Aie aie aie.

    Dans cette petite rue bien étroite, je serre à gauche, pour ne gêner personne.

    Pas suffisamment pour ce gentil automobiliste, qui semble me dépasser péniblement. ( Alors qu'il y a largement la place, mais peut-être aurais-je dû me jeter, avec la poussette et mes marmots dans un fossé pour lui libérer la voie. )

    Il donne rageusement un coup d'accélérateur en passant à côté de moi.

    Puis il se gare.

    Je l'interpelle spontanément : " Vous étiez obligé, le coup d'accélérateur ? "

    Il sourit jaune et me répond : " Bah oui vous avez un trottoir pour les piétons ! "

    Je souris jaune à mon tour en lui montrant la gueule du trottoir.

    Cela l'indiffère, bien sûr.

    Il me lance en réponse : " Si tu veux te faire écraser avec tes gosses, ça te regarde ".

    Je rétorque : " Oui par des mecs comme toi qui accélèrent rageusement ".

    Il conserve son sourire jaune et finit : " C'était un avertissement, pour la prochaine fois ".

    Je le félicite : " Super état d'esprit, bravo ! ".

    On en reste là.

    Non, en fait je me retourne vers sa copine assise à côté de lui : " Pas de chance d'être avec un con pareil ".

    Oui, j'aurais pu me passer de cette tirade pas glorieuse. Bah non je ne suis pas parfait. Moi non plus.

    J'essaie au moins de faire preuve de bon sens.

    Le bon sens, pour moi, c'était d'éviter le trottoir obstrué. C'était de serrer à gauche pour ne gêner aucun véhicule.

    Ce n'était pas suffisant pour l'automobiliste-roi, le gentil automobiliste qui ne demande qu'à circuler sans entraves.

    Mais gageons en effet que le gentil automobiliste est réellement gentil : il m'a lancé un avertissement, soucieux de ma sécurité certainement.

    Chronique de la vie de tous les jours.

     





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