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    J'ai oublié d'aimer l'arbre !

    J'ai oublié d'aimer le sable !

    J'ai oublié d'aimer la terre !

    J'ai oublié d'aimer l'oiseau !

    J'ai oublié d'aimer marcher !

    J'ai oublié d'aimer les autres !

    J'ai oublié de m'aimer !

     

    J'étais trop occupé à aimer le gratte-ciel.

    J'étais trop occupé à aimer le goudron.

    J'étais trop occupé à aimer le béton.

    J'étais trop occupé à aimer le robot.

    J'étais trop occupé à aimer la technologie.

    J'étais trop occupé à aimer les objets.

    J'étais trop occupé à aimer l'argent.

     

    Mais je me souviens maintenant.

     

    Je me souviens de l'harmonie qui existe entre la nature et moi.

    Je me souviens qu'elle ne demande qu'à s'adapter à nous, si l'on veut bien s'adapter à elle.

    Je me souviens que l'amour d'autrui mène à l'amour de soi.

     

    Alors je redeviens un Humain.

     

     


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    Avez-vous pensé à composter votre titre de transport ? Ouais, ça en général, on y pense, trop peur de se prendre une amende...

    Mais avez-vous pensé à composter... Vos déchets ? Point d'amende si vous ne le faites pas. Mais vous avez pourtant tout à gagner dans ce geste, écolo certes, mais pas seulement ! C'est aussi très intéressant d'un point de vue logistique.

    Un sac poubelle qui suinte, qui coule, qui colle, qui sent fort, à cause d'épluchures moisies, de restes de repas, c'est pas franchement agréable.

    Tout ça n'a rien à faire dans votre poubelle classique. Optez pour le compost !

    Ainsi vous déchargez significativement votre sac poubelle tout-venant. Moins lourd à déplacer, plus propre.

    Peaux de banane, épluchures donc, miettes, séparez-moi tout ça des déchets plastiques qui remplissent bien assez votre poubelle.

    Le compost peut sembler compliqué à mettre en place. Il y a d'ailleurs différentes manières de composter.

    Composter, ce n'est pas obligatoirement avoir des lombrics chez soi ! Vous pouvez tout aussi bien utiliser un banal seau, lequel accueillera très bien vos déchets naturels. Une fois rempli, allez le vider dans un composteur collectif. Il y en a de plus en plus dans les quartiers. L'occasion de rencontrer des gens qui s'y adonnent aussi.

    Dans les petites communes également, on commence à s'équiper. Cela n'a jamais été aussi simple de faire du compost chez soi. Pour peu qu'on prenne le temps de s'informer sur les moyens à notre disposition, souvent tout près de chez nous.

    Je suis le premier à avoir totalement changé d'avis sur le compost. Il y a quelques années, j'avais ce fort mauvais a priori selon lequel composter était fastidieux, sale, générateur d'odeurs infectes à la maison. Et puis quoi faire de son compost ? Si l'on n'a pas de jardin, d'autant plus !

    Mais bien entouré ( par ma compagne notamment ), j'ai découvert qu'à moins d'un kilomètre de notre domicile se trouvait un composteur, au beau milieu d'un potager partagé. Un beau coin de verdure en pleine ville. Le compost s'imposait d'autant plus.

    Aujourd'hui, je repense à mes anciennes poubelles, dans lesquelles je balançais indifféremment peaux de bananes et divers déchets, sans réfléchir.

    Des poubelles lourdes, puantes, qui avaient davantage à voir avec celles d'il y a une vingtaine d'années, quand on ne recyclait pour ainsi dire RIEN.

    Aujourd'hui, on trie les cartons, les plastiques, les bouchons, le verre. C'est devenu routinier.

    Laissez entrer le compost dans votre foyer ! Laissez-le, lui aussi, devenir une routine.

     

     

     


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    Apprendre une langue, c'est toujours passionnant. Pas si simple, ça demande forcément du temps, de la patience, de la concentration, de la pratique autant que de la théorie, en somme.

    L'anglais ? Langue mondiale, largement répandue depuis l'ère coloniale et l'extension du Commonwealth. Langue un peu incontournable de nos jours ! Mais heureusement, il semble qu'elle soit une des plus faciles à apprendre. Ah si. Franchement, c'est simple l'anglais... Sujet-verbe-complément, et c'est réglé. Une conjugaison rudimentaire, très peu de mots à accorder. Et un vocabulaire passe-partout qu'on peut facilement adapter à toute situation. Une langue relativement usuelle.

    L'allemand ? Euh. Je n'ai jamais étudié l'allemand. Je ne connais rien de cette langue. Merde, je crois que je ne sais même pas dire bonjour en allemand... Bon, on laisse de côté la Germanie.

    Le russe ? Encore pire. L'alphabet cyrillique m'est absolument inconnu. Russie, si loin, si près de notre Europe.

    Chinois, japonais, langues asiatiques ? La calligraphie, c'est très joli ! Une vraie redécouverte de l'art d'écrire, que j'ai très sommairement abordé en Chine. Avec des symboles aussi différents, l'apprentissage de ces langues se fait par la phonétique. J'admire ceux qui s'y collent, j'avoue.

    Les langues latines... Français, espagnol, italien. Elles se ressemblent tant, mais elles sont pourtant bien différentes. On passe assez facilement de l'une à l'autre pour dire deux phrases basiques, mais s'il faut être plus précis, on se heurte vite au casse-tête grammatical de chacune. Un vocabulaire très varié, très riche se marie à une conjugaison d'une complexité assez dingue. Concordance des temps, impératif, subjonctif, c'est un peu au secours !

    Que dire des langues arabes, africaines, émanant de milliers de dialectes ancestraux, pratiqués dans les tribus. Un tissu culturel fascinant.

    Toute nouvelle langue est difficile à appréhender, c'est un fait. Parce qu'on reste souvent sur les fondamentaux de notre langue maternelle. Il faut réussir à s'en détacher, créer un nouvel espace libre dans notre esprit pour laisser place à un nouveau langage. Concentration, motivation, nez dans les bouquins, pratique avec des érudits, les clés d'un apprentissage réussi.

    Mais... Il reste une langue, une langue à part. Unique en son genre. Une langue ultime.

    Probablement le langage le plus difficile à appréhender, parmi tout ceux qu'on peut trouver sur notre planète.

    C'est le dialecte de Bébé.

    Vous voulez l'apprendre ? Bon courage.

    Son vocabulaire peut sembler simpliste. Erreur. Au contraire ! Chaque mot contient une nuance bien précise. Par exemple, " abu bu buua " ne veut pas dire la même chose que " abubu buua ".

    De même, " bwa " n'a pas la même signification que " bwoa ". A l'oreille, c'est pas si évident...

    Prenez " atta ! " et " ata  ! "

    Toujours cette subtilité dans les sons, qui rendent la compréhension de cette langue bien ardue.

    D'ailleurs, je vous avoue, je n'en comprends pas un mot. Mon fils de 9 mois me parle beaucoup, et je souris poliment en discutant avec lui, pour lui montrer que j'ai bien compris tout ce qu'il me raconte.

    Mais la principale difficulté rencontrée dans l'apprentissage de ce dialecte étrange réside dans le fait que celui-ci est évolutif.

    Eh oui ! Chaque jour, le sens d'un mot change. Pas de livres de grammaire, de conjugaison sur lesquels s'appuyer, non, rien. C'est un dialecte vivant, qui suit son instinct, indomptable.

    Demain, " aba aba baba a " n'aura pas la même signification qu'aujourd'hui. C'est un langage qu'on pratique en temps réel, avec un érudit, en l'occurrence Bébé.

    D'ailleurs, j'y retourne, j'ai du boulot !

     


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    En ces jours d'élection présidentielle, j'entends parler sans arrêt de ce fameux " vote utile ".

    Il y aurait donc un vote prépondérant, un vote qui représenterait la garantie d'une élection satisfaisante ou, au pire, un risque minimal. Admettons qu'il existe, ce vote utile. 

    Que vaut-il si nous, les électeurs, ne sommes pas capables de vivre ensemble ?

    Car en définitive, il s'agit bien de ça, non ? Vivre ensemble. Avec nos désaccords, nos différences. Qu'on le veuille ou non, nous vivons en société. A moins de vivre en ermite dans une grotte ou au milieu d'une forêt, il est difficile d'éviter les autres. Nous suivons donc des règles de vie, inhérentes à la vie en société. C'est la civilisation. Nous mettons en commun. Les ressources, le savoir-faire, les efforts.  Les projets, les idées. Les moyens. 

    Pourtant, force est de constater que vivre ensemble, de nos jours, c'est plutôt vivre chacun dans son coin. Chacun amassant argent, biens matériels, denrées. Par peur de manquer ? Peut-être. Par peur des dangers potentiels, comme les catastrophes naturelles et les guerres ? Aussi. Mais... Il y a autre chose. Aujourd'hui, nous amassons pour amasser. Parce que la société nous exhorte à le faire. Posséder pour posséder. Posséder plus que les autres, tant qu'à faire.  Viser toujours plus. C'est la société de consommation. 

    Je me pose la question : comment vivre ensemble, dans cette société de consommation ? Peut-on encore parler de vivre ensemble ? Pour vivre ensemble, il faut vivre AVEC et POUR les autres, et non pas CONTRE les autres. Nous perdons trop de temps à nous regarder en chiens de faience. Nous ne nous comprenons pas. Nous nous méfions les uns des autres. C'est la résultante de cette société de consommation : les autres sont potentiellement des obstacles, des rivaux dans notre quête de biens matériels et d'argent. 

    Nous avons tous deux bras, deux jambes. Nous aspirons tous à être heureux. Nous aspirons tous à l'amour. Nous aspirons tous à vivre. Alors nous devrions facilement nous comprendre. Nous sommes semblables, malgré toutes nos différences. Mais les excès d'une société basée sur l'amour des objets nous divisent.

    Nous sommes faits pour partager. Nous avons cette conscience collective. Celle qu'on apprend tout petit, en famille, auprès de nos parents. Nos besoins sont les mêmes : se nourrir, avoir un toit au-dessus de nos têtes. S'aimer. Eveiller nos esprits. S'adonner à l'art. Réfléchir à l'existence. 

    Si l'on fait tout ça ensemble, on y gagne. Dans le jargon du sport collectif, on dit souvent : " On gagne ensemble, on perd ensemble ". Je crois que cette devise s'applique parfaitement à la vie en société.

    On gagne ensemble, on perd ensemble.  A trop se replier sur soi, par crainte de perdre son petit confort, eh bien on perd son petit confort.

    On s'expose aux inégalités. Aux violences. Au malheur. C'est ce qui nous arrive actuellement, plus que jamais. Nous arrivons aux limites de la société de consommation.

    Les ressources de la planète ne sont pas éternelles. Elles doivent être partagées plus équitablement, elles doivent être mieux utilisées. 

    On s'expose à l'intolérance. A la haine de celui qui est différent.

    C'est la porte ouverte à toutes les discriminations, souvent utilisées pour accaparer le pouvoir.

    Alors, à l'heure d'élire un nouveau président, à l'heure d'évoquer un hypothétique vote " utile ", tâchons d'abord de remettre en question notre façon de vivre.

    Si nous ne vivons pas ensemble, aucun gouvernement, aussi humaniste soit-il, ne saura apporter justice, égalité et bonheur à tous.

    A l'inverse, aucun politicien, aucun programme politique ne peut ébranler une population unie et solidaire.

     

                                                                                                                                                    


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    Vous savez, ces grosses bagnoles... Des berlines puissantes, longues, effilées... Et ces gros 4x4, aussi, aux roues énormes. Des paquebots de la route, qui dépassent tout le monde.

    Vous ne voyez pas ? Mais si... Ces voitures souvent germaniques, comme Audo, BNW, Mircidis, ou encore Vulkswogen et Poursche... ( Ben vous imaginez bien que je ne vais pas leur faire de la pub, quand même ?! )

    Ces voitures, conduites par des hommes et des femmes, au visage impassible, sûrs d'eux, fonçant à vive allure, quel que soit le panneau en vigueur.

    Elles vous collent au train, alors que vous êtes déjà vous-mêmes en train de doubler à 135 km/h, sur l'autoroute.

    Elles veulent que vous dégagiez vite le passage, pour continuer de croiser à 160 km/h et, parfois, s'amuser avec d'autres grosses bagnoles puissantes amies, dignes d'intérêt, qui jouent dans la même cour.

    Sur route nationale, le jeu est un peu différent, il s'agit de vite dépasser, voiture après voiture, en accélérant violemment pour soigneusement éviter le véhicule arrivant en face. C'est si excitant de faire prendre des risques à tout le monde. On se sent fort, puissant, au volant d'une voiture puissante, forcément. On se sent exister. C'est grisant, ces grosses bagnoles.

    Ces voitures conduites par des connards et des connasses déshumanisés, pressés, dans leur bulle, méprisant les petites gens et leurs petites voitures pas chères (et même pas puissantes, quelle idée... )

    Vous vous êtes reconnu ? J'en suis désolé.

    Vous avez déjà subi le comportement outrancier de ces rois de la route ? J'en suis désolé aussi.

    Mais revenons à la question-titre de mon propos : suis-je nécessairement un connard si je conduis une grosse bagnole ?

    Pas forcément, non !

    Peut-être que la puissance diabolique de mon véhicule m'impose de rouler à 180 km/h sur la voie de gauche ? Mon pied est attiré par l'accélérateur, c'est fou !

    Peut-être que c'est une clause dans le contrat d'achat ou de location du véhicule ? " Je dois contribuer à l'image de la marque, en faisant montre des qualités et des performances du véhicule en ma possession "

    Peut-être aussi qu'à bord de ces grosses bagnoles si puissantes et si confortables à la fois, je ne me rends pas compte des vitesses atteintes ?

    Peut-être qu'à ces vitesses, je ne vois même pas les autres voitures, celles du citoyen lambda ? Elles sont si petites et si lentes.

    Peut-être qu'en conduisant un tel engin, j'entre dans un club qui fait de moi un puissant, et que je dois donc être à la hauteur de mon véhicule, pour être digne de ce club des puissants ?

    Peut-être...

    Ou peut-être pas.

    Peut-être qu'à bord de ces grosses bagnoles si rapides, je considère être au dessus de la masse, supérieur aux petites gens ? Elles me donnent tous les droits, elles m'exonèrent du code de la route.

    Peut-être que tout simplement, j'en ai rien à foutre du code de la route, des autres, de la sécurité, de la consommation d'énergie, du vivre ensemble, de la conscience collective ?

    Ah oui, je crois que c'est plutôt ça.

     





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