•  

    Elle, c'est tout le temps ! Constance, chanteuse du groupe sarthois Sous la Douche, a certainement toujours chanté sous la douche.

    Seulement voilà, à l'inverse de la plupart d'entre nous qui alignons les fausses notes et poussons allègrement nos voix criardes, Constance a une belle voix.

    Alors, bien entourée de musiciens passionnés, elle a décidé de la faire entendre, cette voix !

    Ces musiciens passionnés, elle est allée les chercher dans la famille, tout simplement.

    Ou bien ce sont eux qui sont venus la chercher, peut-être. Ou un peu des deux.

    Moi, je pense qu'ils se sont trouvés mutuellement.

    Quoi de mieux que le mari de Constance, Jimmy, pour jouer de la basse ?

    A la batterie, c'est Robin, cousin de Jimmy, qui donne le tempo.

    A la guitare, le père de Robin bien-sûr, Gilles et son chapeau.

    Une guitare, c'est bien, deux c'est mieux : Patrick, papa de Jimmy, seconde Gilles.

    Un groupe familial, qui vient de s'ouvrir à deux nouveaux membres, deux amis : Frank, chanteur et guitariste qui apporte sa touche reggae, et Damien, au trombone, faisant entrer une autre famille, celle des cuivres, dans le groupe...

    Sept joyeux lurons qui se font plaisir à chaque répétition, et encore plus sur scène !

    Ou comment allier famille, plaisir et passion...

    Si vous passez en Sarthe, renseignez-vous...

    Prochaine date, le 21 Février, à La Flèche...

    Chanter sous la douche, ça vous arrive ?

     

     


  •  

     

    L'amour, c'est tout sauf ça.

    Divers cadres sont construits autour de l'amour, pour le matérialiser, l'identifier, le quantifier...

    Mais l'amour reste ce qu'il est : insaisissable, cruel, irrationnel, et déloyal.

    Parfaitement, déloyal.

    On voudrait que l'amour obéisse à des règles morales, voire à des règles matérielles et administratives.

    L'amour n'obéit à aucune règle.

    Il existe ou il n'existe pas, il n'est pas présent à moitié, il ne se mesure pas en temps passé, en pourcentage, il est là, ou il n'est pas là.

    On voudrait que l'amour respecte et épargne les sensibilités de chacun.

    Les fiançailles, le mariage, le pacs, plus récemment, sont des cadres qu'on peut donner à l'amour.

    On se promet, on se jure, on signe un contrat.

    On s'engage.

    On se donne des garanties.

    Mais l'amour saura passer entre les mailles du filet, quoi qu'il arrive, s'il en ressent le besoin. Pour des bonnes raisons.

    Ou pour aucune raison précise.

    Ce n'est pas être pessimiste et aigri vis-à-vis de l'amour que de constater tout ça.

    Au contraire, bien comprendre ce qu'est l'amour, ce qu'il implique, accepter sa fragilité, c'est le vivre plus intensément encore.

    Je me souviens ma première grande histoire d'amour. J'avais 21 ans.

    Les frissons, la magie, cette sensation de plénitude, un enthousiasme qui prend aux tripes, l'impression que le monde est soudain devenu beaucoup plus beau...

    Cette histoire n'aura pas duré un an, et pourtant, j'ai mis deux ou trois ans à m'en remettre.

    J'étais jeune, novice.

    Mais surtout, j'avais cette vision d'un idéal, d'un amour fou, passionnel, dévorant, balayant tout sur son passage, jusqu'aux liens sociaux, pour faire un vide intersidéral tout autour.

    Nous nous jurions notre amour, attendant l'un de l'autre la promesse de rester ensemble toute notre vie, jusqu'à en paniquer.

    Tout ça pour voir notre histoire se terminer en queue de poisson, cet amour passionnel étant finalement ingérable.

    Elle me quitta, et je lui en voulus bien sûr terriblement.

    J'étais dévasté.

    J'étais bien sûr la victime, et elle la coupable.

    Forcément, celui qui part, c'est celui qui crucifie l'autre.

    Je me sentais trahi, sali.

    Et ses belles paroles ? Ses promesses ? Et nos projets ?

    Elle était devenue du jour au lendemain un monstre impitoyable.

    Il m'a fallu deux ou trois ans pour vraiment faire le deuil de cette histoire. Le chagrin d'amour, bien sûr, mais pas seulement. Deux ou trois ans pour me reconstruire une vision de l'amour, une confiance en moi.

    Parce qu'on doute de soi, quand on est quitté. Qu'a t-on fait de mal ? Peut-être n'étais-je pas à la hauteur ?

    Alors que ce n'est jamais la faute de l'un ou de l'autre. C'est terminé et puis c'est tout.

    Ce questionnement, il faut peut-être le vivre, pour mieux comprendre ce qu'est l'amour, du moins ce qu'on en attend.

    Des années après, je considère que ce chagrin d'amour m'a fait avancer, car je me rends compte de l'inconsistance de ma vision de l'amour d'alors.

    Peut-on parler d'erreurs ? Il faut parfois se casser les dents pour avancer.

    J'ai ensuite été en couple plusieurs fois, périodes entrecoupées d'aventures légères et furtives, et j'ai encore appris.

    Peut-on dire que l'amour s'apprend ? J'ai tendance à penser que oui.

    J'aime ma chérie plus encore qu'à nos débuts. Je crois n'avoir jamais été aussi amoureux. Un amour fait de tendresse, de désir, de complicité, de compréhension de l'autre. Un amour plus mature, aussi.

    Chacun vivra ses différentes histoires de coeur, il n'y a pas de modèle.

    Il y a ceux qui se rencontrent à seize ans et restent ensemble toute leur vie, sans l'ombre d'un nuage.

    Il y a ceux qui mettent vingt ans à trouver une personne qui leur correspond vraiment.

    Il y a ceux qui vont d'histoires en histoires, sans jamais réussir à se poser, cherchant toujours l'autre, tout en se cherchant eux-mêmes.

    Il y a ceux qui se trouvent, se jurent fidélité, et s'en remettent totalement à l'autre.

    Il y a ceux qui n'ont aucune envie de se " caser " avec quelqu'un , considérant que la vie est une multitude de rencontres, d'amourettes.

    Il y a ceux qui sont entre les deux, amoureux sincères, mais ne se refusant pas des amourettes en annexe.

    Dans tous les cas, l'amour n'est jamais garanti.

    Il n'y a jamais de victime et de coupable.

    Il y a parfois des personnes qui n'en aiment plus d'autres, et qui s'en vont.

    On pourra toujours chercher qui n'a pas bien fait ci ou ça, qui a manqué à ses devoirs, qui n'a pas respecté l'engagement.

    L'amour est au-dessus de toutes ces considérations.

    Quand on n'aime plus, on ne se demande pas pourquoi.

    Et quand on aime... On aime.

     

     


  •  

    1/Un homme, célibataire, qui partage le lit de dizaines de femmes, est un Don Juan, qui force le respect, par son talent à séduire ces dames.

    2/Une femme, qui multiplie les partenaires masculins, est une salope. Ou une nymphomane, qui écarte les cuisses pour n'importe quel goujat.

    3/Un homme, en couple, qui a d'autres partenaires, est un salaud, voire un pervers.

    4/Une femme, en couple, qui a d'autres partenaires, est une salope. Encore.

    5/Un homme, asexué, sans désir sexuel, est une lopette, sans la moindre virilité.

    6/Une femme, asexuée, sans désir sexuel, est une femme frigide, sûrement bizarre dans sa tête.

    7/Un homme, en couple, et fidèle, est une personne respectable, satisfait par sa femme et dont la femme est satisfaite.

    8/Une femme, en couple, et fidèle, est une personne respectable, valeureuse, satisfaite par son homme et satisfaisant celui-ci.

    9/Un couple qui fait souvent l'amour est un couple épanoui.

    10/Un couple qui ne fait jamais l'amour est un couple sur le déclin.

    11/Ceux qui s'occupent du cul des autres feraient mieux de s'occuper de leur propre cul.


  •  

     

    La date du terme approche...

    Chipie et moi allons être parents.

    Mais qu'attends-tu donc, tout petit chéri ?

    On entend dire partout autour de nous qu'il faut profiter de notre " liberté " actuelle, avant que tu arrives... Avant que tu réduises à néant nos nuits, nos vies sociales, nos sorties... C'est ce qu'on verra !

    Moi, je dis que je suis pressé, et que j'en ai MARRE d'attendre !

    Mes journées sont déjà pensées avec l'idée de ta présence.

    Ta chambre est prête, magnifiquement décorée par ta maman.

    Petit bébé, tu prends ton temps.

    Alors tu me plais déjà. Car c'est exactement ce que j'essaierai de t'apprendre, avec ta mère : prendre le temps de vivre, d'apprécier les choses.

    N'être jamais blasé, comme tant de gens autour de moi, qui me désespèrent...

    Savoir être émerveillé par une broutille, un moment furtif, au risque de passer pour un hurluberlu.

    Oui, c'est exactement ce qu'on tentera de t'apprendre, petit bébé.

    En un mot, petit chéri, on t'apprendra le respect de la vie, dans l'amour, des multiples bonheurs qu'elle peut offrir, si tu t'ouvres à elle.

    Si on parvient à faire de toi un être qui aime aimer, qui aime voir du bonheur autour de lui, alors tu ne pourras pas nous décevoir.

    Car pour le reste, tu mèneras ta vie comme tu l'entends.

    Tu ne me devras rien, ni à moi, ni à ta mère. Ni à personne.

    Vis pour toi, pour ce qui te fait vibrer, et ne rends de comptes à personne. Ainsi, tu t'aimeras, tu t'épanouiras, et tu aimeras d'autant plus facilement les autres, car tu les comprendras. Tu ne les jugeras pas car tu ne les laisseras pas te juger. Tu sauras dire non, même à ton père, même à ta mère, car tu seras la première personne que tu devras écouter.

    Bien sûr, ton papa bavard sera là pour t'écouter, te guider si tu en as besoin.

    Toujours dans le but de te voir épanoui, bien dans ta tête et dans ton corps.

    Jamais dans l'idée de t'influencer pour que tu ressembles à un modèle qu'il aurait imaginé.

    Tout petit chéri, je t'aime déjà, alors que je ne t'ai pas encore vu.

    Chipie et moi, on t'attend ! Surtout ta maman, ronde comme un ballon. Oui, elle est radieuse, épanouie, si jolie...

    Mais elle file faire pipi toutes les 25 minutes.

    Alors, tout petit bébé, je crois que ça y est, tu peux arriver.

     


  •  

     

    L'amour, de nos jours, et même avant en fait, ça tient vachement du contrat, je trouve, avec des garanties, des clauses, des promesses, des objectifs...

    Putain de merde, mais quelle horreur ! L'amour, c'est TOUT sauf ça.

    Je respecte l'idée de l'alliance entre deux personnes, par exemple le symbole du mariage, mais je ne comprends pas et ne comprendrai jamais tous ces gens qui privilégient la FORME au détriment du FOND.

    Je pèse mes mots. J'explique.

    Beaucoup de gens entendent par relation amoureuse l'idée d'être en couple avec quelqu'un, si possible avec une personne qui leur correspond, dans le but de construire ensemble une vie, avec pourquoi pas des enfants, et puis des projets communs tels qu'acheter une grande maison, un terrain, avoir des clebards, ou des tortues dans le jardin...

    Très bien ! Trouver une personne avec qui on veut partager le quotidien, tout lui confier - et de manière réciproque - ses états d'âme, ses envies, son intimité, je pense qu'il n'y a rien de plus humain, de plus noble, de plus beau.

    Mais est-ce vraiment ce que cherchent les gens ?

    Je me demande.

    A discuter avec des personnes autour de moi, proches et moins proches, connaissances, des inconnus aussi, sur internet, je me pose vraiment la question de ce que l'amour signifie, pour chacun de nous.

    J'ai connu les sites de rencontre, j'ai d'ailleurs rencontré ma petite chérie sur l'un d'eux, il y a maintenant quelques années... Je fréquente encore des sites de dialogue et de rencontres, au but plus ou moins clair d'ailleurs, car j'aime les nouveaux contacts, et je peux donc confronter pas mal de cas de personnes cherchant l'amour.

    Et puis, j'en ai fait partie moi-même !

    Nous cherchons tous à ne pas être seul, car personne ne veut être seul.

    Nous cherchons tous une ou LA personne qui nous comprendra, nous écoutera, nous fera avancer, nous épanouira... ...

    Ah là, je suis moins sûr de cette affirmation, pour le coup.

    J'ai plutôt l'impression que bien des gens cherchent une personne, pour le symbole, parce qu'il faut bien se caser, parce que dans l'entourage, ça commence à dire : " ben dis donc, toujours célibataire ? "

    Parce que l'horloge biologique tourne. Parce que c'est plus facile d'être à deux pour acheter une baraque. Parce que ça fait mieux d'être marié. Parce que nos parents, grands-parents se sont mariés à tel âge, avant nous, et que c'est comme ça que ça marche et puis c'est tout.

    Bref, des raisons somme toute légitimes, mais qui ne constituent finalement qu'une infime partie de ce que la relation amoureuse est sensée apporter, et, qui, mises seules dans l'équation de l'amour, tuent toute spontaneité, tout élan naturel, tout ce qui fait que l'amour, ça fait vibrer, ça donne des frissons, ça chatouille...

    Pourquoi je dis tout ça ?

    Sur ces sites de rencontre, j'ai pu croiser tant de gens cherchant l'amour. Mais ils cherchent la FORME, et oublient le FOND.

    Ils veulent avant même le moindre contact, la moindre approche, pouvoir définir précisement ce qu'ils attendent d'une personne. Ils veulent des garanties, des clauses, des objectifs communs, des engagements. Ils veulent déjà formater la chose.

    Je trouve ça glauque. Ainsi, on trouve quasiment des " offres d'emploi ", qui annihilent toute idée de spontaneité.

    " Je cherche une relation sérieuse, pour construire une vie à deux. Je cherche une personne respectueuse, fidèle, honnête, avec de l'humour, cultivé, aimant les enfants et les animaux. "

    Oh comme c'est mignon. Sans déconner ?!

    C'est évident que personne ne veut d'une personne violente, inculte, dangereuse, immature, malhonnête...

    Ces gens ne parlent pas d'eux, de qui ils sont, de leur envie d'amour, ils proposent un contrat.

    Ils veulent n'importe quelle personne potable qui correspondra à leur modèle très vague.

    Ils veulent des gages. Voilà comment par exemple, bien des femmes vont être assaillies de messages d'hommes leur disant tout ce qu'elles veulent entendre...

    Oui, un tri est à faire, sur internet comme partout, dans la rue, dans une soirée. Surtout pour les femmes qui doivent composer avec des hommes pas toujours fins,  ne comprenant souvent rien aux aspirations féminines.

    Mais ce n'est pas de cette manière que les gens sauront trouver une personne qui leur correpondra. Eteindre les élans naturels au profit d'une approche trop raisonnée, trop raisonnable, a toutes les chances d'assurer l'échec prochain d'une relation entamée.

    Parce qu'entamée sur du vent !! Où est la fantaisie, où est le fun, la légereté ? Où est le jeu de séduction si délicieux, si excitant ?

    Peut-être que c'est moi qui m'attarde trop sur la forme de ces annonces, " offres d'emploi " selon moi.

    Peut-être que derrière ces annonces, il y a des gens pétillants, prêts à vivre l'amour, dans le plaisir, le partage, et pas seulement dans l'idée de partager une vie matérielle, une vie formatée par un modèle judéo-chrétien, ancré très profond dans nos viscères...

    Je constate tout de même que beaucoup de femmes par exemple, entre 40 et 50 ans, se retrouvent célibataires, et heureuses de l'être, car ayant ouvert les yeux sur ce qu'a été leur mariage, autrefois jeune femme rêvant d'un beau mari et d'un jardin. Souvent des enfants sont nés, quinze ans ont passé, et l'amour n'est plus là. Elles se retrouvent face à un rustre, avec qui elles n'ont jamais vraiment parlé. Il leur a fallu des années pour se dire : " Mais... L'amour, c'est pas ça ! "

    Est-on amoureux d'une personne, ou est-on amoureux de l'idée d'être en couple ?

    Aime t-on une personne pour ce qu'elle est, ou aime t-on cette personne pour les possibilités matérielles qu'elle apporte ? Aime t-on une personne pour l'image qu'elle va donner de nous aux yeux de la societé, des amis, de la famille ?

    C'est peut-être un ensemble, finalement.

    Moi j'aime ma choupette parce que j'aime être avec elle au quotidien , parce qu'elle me fait rire, parce qu'elle est brillante, parce qu'elle est humaine, parce qu'elle est libre, parce qu'elle est heureuse d'être avec moi.

    On  s'aime parce qu'on veut être ensemble, parce que rien ne nous y force, parce qu'on s'apporte l'un à l'autre, et parce qu'on veut être aussi heureux l'un que l'autre.

    On ne s'est rien promis, on se laisse toute liberté, on construit tous les jours, on se séduit et re-séduit.

    Et on ne s'appartiendra jamais.

    Ah, ça c'est un autre débat...

     

     





    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique