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    L'amour, de nos jours, et même avant en fait, ça tient vachement du contrat, je trouve, avec des garanties, des clauses, des promesses, des objectifs...

    Putain de merde, mais quelle horreur ! L'amour, c'est TOUT sauf ça.

    Je respecte l'idée de l'alliance entre deux personnes, par exemple le symbole du mariage, mais je ne comprends pas et ne comprendrai jamais tous ces gens qui privilégient la FORME au détriment du FOND.

    Je pèse mes mots. J'explique.

    Beaucoup de gens entendent par relation amoureuse l'idée d'être en couple avec quelqu'un, si possible avec une personne qui leur correspond, dans le but de construire ensemble une vie, avec pourquoi pas des enfants, et puis des projets communs tels qu'acheter une grande maison, un terrain, avoir des clebards, ou des tortues dans le jardin...

    Très bien ! Trouver une personne avec qui on veut partager le quotidien, tout lui confier - et de manière réciproque - ses états d'âme, ses envies, son intimité, je pense qu'il n'y a rien de plus humain, de plus noble, de plus beau.

    Mais est-ce vraiment ce que cherchent les gens ?

    Je me demande.

    A discuter avec des personnes autour de moi, proches et moins proches, connaissances, des inconnus aussi, sur internet, je me pose vraiment la question de ce que l'amour signifie, pour chacun de nous.

    J'ai connu les sites de rencontre, j'ai d'ailleurs rencontré ma petite chérie sur l'un d'eux, il y a maintenant quelques années... Je fréquente encore des sites de dialogue et de rencontres, au but plus ou moins clair d'ailleurs, car j'aime les nouveaux contacts, et je peux donc confronter pas mal de cas de personnes cherchant l'amour.

    Et puis, j'en ai fait partie moi-même !

    Nous cherchons tous à ne pas être seul, car personne ne veut être seul.

    Nous cherchons tous une ou LA personne qui nous comprendra, nous écoutera, nous fera avancer, nous épanouira... ...

    Ah là, je suis moins sûr de cette affirmation, pour le coup.

    J'ai plutôt l'impression que bien des gens cherchent une personne, pour le symbole, parce qu'il faut bien se caser, parce que dans l'entourage, ça commence à dire : " ben dis donc, toujours célibataire ? "

    Parce que l'horloge biologique tourne. Parce que c'est plus facile d'être à deux pour acheter une baraque. Parce que ça fait mieux d'être marié. Parce que nos parents, grands-parents se sont mariés à tel âge, avant nous, et que c'est comme ça que ça marche et puis c'est tout.

    Bref, des raisons somme toute légitimes, mais qui ne constituent finalement qu'une infime partie de ce que la relation amoureuse est sensée apporter, et, qui, mises seules dans l'équation de l'amour, tuent toute spontaneité, tout élan naturel, tout ce qui fait que l'amour, ça fait vibrer, ça donne des frissons, ça chatouille...

    Pourquoi je dis tout ça ?

    Sur ces sites de rencontre, j'ai pu croiser tant de gens cherchant l'amour. Mais ils cherchent la FORME, et oublient le FOND.

    Ils veulent avant même le moindre contact, la moindre approche, pouvoir définir précisement ce qu'ils attendent d'une personne. Ils veulent des garanties, des clauses, des objectifs communs, des engagements. Ils veulent déjà formater la chose.

    Je trouve ça glauque. Ainsi, on trouve quasiment des " offres d'emploi ", qui annihilent toute idée de spontaneité.

    " Je cherche une relation sérieuse, pour construire une vie à deux. Je cherche une personne respectueuse, fidèle, honnête, avec de l'humour, cultivé, aimant les enfants et les animaux. "

    Oh comme c'est mignon. Sans déconner ?!

    C'est évident que personne ne veut d'une personne violente, inculte, dangereuse, immature, malhonnête...

    Ces gens ne parlent pas d'eux, de qui ils sont, de leur envie d'amour, ils proposent un contrat.

    Ils veulent n'importe quelle personne potable qui correspondra à leur modèle très vague.

    Ils veulent des gages. Voilà comment par exemple, bien des femmes vont être assaillies de messages d'hommes leur disant tout ce qu'elles veulent entendre...

    Oui, un tri est à faire, sur internet comme partout, dans la rue, dans une soirée. Surtout pour les femmes qui doivent composer avec des hommes pas toujours fins,  ne comprenant souvent rien aux aspirations féminines.

    Mais ce n'est pas de cette manière que les gens sauront trouver une personne qui leur correpondra. Eteindre les élans naturels au profit d'une approche trop raisonnée, trop raisonnable, a toutes les chances d'assurer l'échec prochain d'une relation entamée.

    Parce qu'entamée sur du vent !! Où est la fantaisie, où est le fun, la légereté ? Où est le jeu de séduction si délicieux, si excitant ?

    Peut-être que c'est moi qui m'attarde trop sur la forme de ces annonces, " offres d'emploi " selon moi.

    Peut-être que derrière ces annonces, il y a des gens pétillants, prêts à vivre l'amour, dans le plaisir, le partage, et pas seulement dans l'idée de partager une vie matérielle, une vie formatée par un modèle judéo-chrétien, ancré très profond dans nos viscères...

    Je constate tout de même que beaucoup de femmes par exemple, entre 40 et 50 ans, se retrouvent célibataires, et heureuses de l'être, car ayant ouvert les yeux sur ce qu'a été leur mariage, autrefois jeune femme rêvant d'un beau mari et d'un jardin. Souvent des enfants sont nés, quinze ans ont passé, et l'amour n'est plus là. Elles se retrouvent face à un rustre, avec qui elles n'ont jamais vraiment parlé. Il leur a fallu des années pour se dire : " Mais... L'amour, c'est pas ça ! "

    Est-on amoureux d'une personne, ou est-on amoureux de l'idée d'être en couple ?

    Aime t-on une personne pour ce qu'elle est, ou aime t-on cette personne pour les possibilités matérielles qu'elle apporte ? Aime t-on une personne pour l'image qu'elle va donner de nous aux yeux de la societé, des amis, de la famille ?

    C'est peut-être un ensemble, finalement.

    Moi j'aime ma choupette parce que j'aime être avec elle au quotidien , parce qu'elle me fait rire, parce qu'elle est brillante, parce qu'elle est humaine, parce qu'elle est libre, parce qu'elle est heureuse d'être avec moi.

    On  s'aime parce qu'on veut être ensemble, parce que rien ne nous y force, parce qu'on s'apporte l'un à l'autre, et parce qu'on veut être aussi heureux l'un que l'autre.

    On ne s'est rien promis, on se laisse toute liberté, on construit tous les jours, on se séduit et re-séduit.

    Et on ne s'appartiendra jamais.

    Ah, ça c'est un autre débat...

     

     


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    La belle phrase que toute mamie aura prononcée à l'attention de son petit-fils ou de sa petite-fille...

    Eh bien il est temps de dire MERDE aux mamies, et à tous les gens qui, par cette simple question, font déjà entrer l'enfant dans un monde de compétition, de concurrence, de comparaison, de " qui qui c'est qu'est le meilleur ? "

    L'école, ça doit être un lieu d'apprentissage de la vie, de manière abstraite, d'abord, par la connaissance de soi-même, par le développement de la sensibilité, de la conscience de vivre ensemble, dans le respect d'autrui, et de la planète. Egalement de manière concrète, avec l'étude des bases nécessaires pour évoluer dans un monde régi par l'écriture, le calcul, la science. Ainsi, on donne les outils à nos progénitures, lesquels devront ensuite avancer, par eux-mêmes.

    Des outils, je dis bien.

    On devrait plutôt parler d'armes ! A une époque on l'on pleure la disparition des valeurs, de respect, d'esprit collectif, on continue de fabriquer dans nos écoles de parfaits petits soldats, prêts à aller au combat, sur le marché du travail. Ils vont devoir séduire, se vendre, faire la différence, CONTRE les autres. Les autres, les ennemis, les rivaux.

    Et ça commence donc à l'école, avec le système des notes. L'idée de classement. Le premier ou la première de la classe. Le dernier, celui qui ne comprend rien.

    C'est donc de cette manière qu'on prépare nos enfants à entrer dans le monde.

    Ah oui, et ils ont quoi comme exemple à suivre ? Des hommes politiques véreux ? Des employeurs tricheurs ? Des entreprises créatrices de précarité et de chômage ?

    En gros, on dit à nos enfants : " La vie, c'est la guerre, il faudra te démarquer, sinon tu dormiras sous un pont. "

    Est-ce faux ? Non, c'est vrai, nous sommes dans un monde où il faut faire sa place.

    Eh bien, j'espère que nos enfants seront moins cons que nous, que nos parents, nos grands-parents, qu'ils nous diront MERDE.

    Qu'ils nous diront qu'ils ne veulent pas d'un monde " compétitif ". Qu'ils veulent vivre, être passionnés, s'entraider.

    J'espère qu'ils sauront retrouver la trace de l'humain, qu'ils riront de la manière dont nous vivions. Ils se foutront de nous, et ils auront raison.

    J'espère qu'ils nous reprocheront de leur offrir un monde aussi blasé de l'humanité. J'espère qu'ils apprendront de nos erreurs.

    Et j'espère qu'ils nous pardonneront.

     

     


  • FDoll, entière et pleine de vie

    Voici FDoll !

    Vous ne saurez pas son prénom, vous savez son pseudonyme. Et pour info, Elena, c'est sa photographe !

    FDoll, c'est d'abord une amie. Une amie qui m'a fait le plaisir de me demander de la présenter, sur son propre portfolio. J'en suis donc très flatté !

    Moi, je dis que quand on a la chance d'être passionné, il faut foncer.

    FDoll, elle fonce.

    Quand on est une jolie jeune femme, avec un univers à soi, qu'on aime la photographie, l'esthétisme, qu'on étudie soi-même dans le domaine de la création, quoi de plus normal que de se mettre en avant ?

    La création est libératrice, elle émancipe, elle permet de faire connaissance avec soi-même. Ainsi, on communique par la même occasion les uns avec les autres, tous semblables, et tous différents.

    FDoll s'exprime dans ses photos, regardez-là, écoutez-là.

    Vous voulez en juger par vous-même ?

    Eh bien... Cliquez ici

     

     


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    Phénomène absolument incroyable, en Europe, après la récente pluie de météorites en Russie : des averses plus ou moins violentes de tartes à la crème ont arrosé le sud de la France et le nord de l'Italie.

     

    Jeudi matin, vers 11h30, une première averse, très peu abondante, avait surpris la population.

     

    " J'allais prendre ma voiture, quand je me suis mangé une tarte à la crème en pleine gueule " raconte Michel, retraité.

    " J'ai évidemment d'abord cru à un mauvais plaisantin, mais j'ai vu autour de moi plusieurs personnes qui s'étaient pris également une tarte dans la face. Un monsieur marchait en lisant son journal sans avoir vu qu'il avait une tarte étalée sur le dos. Des tartes tombaient du ciel. "

     

    Une averse très courte et faible, de l'ordre de quelques dizaines de tartes, donc, qui aura fait rire dans un premier temps, comme le dit Sylvie, mère de famille : " Avec les enfants, on est sortis avec des sacs poubelle, et on essayait de les attraper au vol, mes enfants adorent les gâteaux ! "

     

    Un événement pour le moins insolite, accueilli avec le sourire, mais aussi avec stupéfaction, à l'image de Renée, 94 ans, choquée : " Nom de Dieu, v'là qu'i tombe des tartes du ciel ! Le monde va plus bien, ça c'est à cause des antennes et des téléphones portables, ces machins-là ! "

     

    En début d'après-midi, les enfants amusés et les sourires laissent place à un franc embarras.

     

    Des averses très soutenues de chouquettes et de nouvelles tartes à la crème s'abattent sur Marseille et Toulon, notamment.

     

    Plus question de remplir des sacs, mais bien de ne pas finir entièrement recouvert de bouffe, comme le souligne Jean-Pierre, 30 ans, cadre supérieur se rendant au travail : " ça tombait dans tous les sens, il y en avait partout ! J'avais pris mon parapluie heureusement, mais ça ne protégeait pas de toute la bouffe écrasée au sol. J'ai tué mes nouvelles chaussures... "

     

    Marc, en plein footing, est rentré chez lui complètement imbibé de crème, pour le plus grand bonheur de ses chiens :   " Je courais, comme je le fais souvent, et j'ai été pris sous cette averse de dingue. Je me suis ramassé la gueule deux ou trois fois, ça glissait comme c'est pas permis. "

     

    Ce qui laisse imaginer la situation sur les routes. L'autoroute a été fermée dans les deux sens, des policiers transformés en desserts taille humaine barrant les accès.

    Marianne et son mari, Paul, sexagénaires, nous racontent : " ça s'est mis à tomber très fort, et même avec les essuie-glace à fond, pas moyen de dégager le pare-brise. Et puis ça s'étalait comme de la merde, il fallait s'arrêter et attendre. "

     

    Pas de gros accidents, heureusement, quelques carambolages, et un mélange de tôle et de gâteaux à ramasser.

     

    Au nord de l'Italie, à Turin, le centre-ville a été littéralement noyé sous des trombes de glaces 3 boules vanille-fraise-chocolat.

    Celles-ci furent moyennement accueillies, étant donnée la température très basse en ce mois de Février. Giancarlo, 24 ans, est furieux : " évidemment, ça n'arrive pas en été, quand on crève de chaud, mierda ! Comme si faisait pas assez froid ! "

     

    Qu'en disent les autorités, en France comme chez nos voisins transalpins ?

     

    Le ministre de l'intérieur français se félicite " qu'il n' y ait eu aucun incident majeur relatif à ces averses de pâtisseries à déplorer. Les forces de l'ordre et les pompiers ont parfaitement géré, dans un contexte si peu commun. "

     

    Des questions se posent toutefois.

     

    Faut-il se préparer à d'autres phénomènes de ce genre ? Si oui, faut-il dès à présent mettre en place des plans d'action efficaces, à l'image des régions habituées aux fortes chutes de neige ?

    Ne pourrait-on pas installer des bennes géantes afin de récolter les délices tombés du ciel ?

     

    Il est un secteur qui s'inquiète de tout ça... Le monde de l'agro-alimentaire tremble. Un haut représentant d'une grosse firme mondiale déclare de façon anonyme : " Si de la bouffe tombe du ciel, c'est pas bon pour nous, c'est sûr. Comment on va continuer à contrôler la consommation des gens ? "

     

    Des tartes à la crème, des glaces, des chouquettes cette fois-ci, peut-être les prochaines averses nous arroseront-elles de lasagnes au cheval ?

     

    En tout cas, comme le dit si bien Gégé, installé sur son banc public avec son pack de bières : " Des tartes à la crème, ça va, c'est pas mauvais. Nan, le jour où il pleuvra de la merde, eh ben là, faudra s'inquiéter. " 

     

     





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